Nous sommes dimanche matin, le soleil se lève avec langueur, baigne le paysage d’une douce lumière dorée et fait scintiller la rosée gelée sur les toits. Enfin emmitouflée dans un gros gilet, mes pensées virevoltent. Ne serait-ce pas le moment pour un autre “Parle-Singe” ?
18/10/2026
Bonjour bonsoir,
J’espère que le mois d’octobre vous est doux (ou frais, si vous êtes dans l’hémisphère nord avec moi !). Ici, j’oscille entre l’intention consciente de savourer mon mois préféré de l’année, et les diverses sources de stress qui m’occupent la vie personnelle et professionnelle en ce moment.
Plutôt que de gamberger dans mon coin, je me suis dit que ça me ferait du bien de vous partager quelques pensées en ce dimanche matin frais et cosy d’octobre…
Pensée 1 : Stress et écoute de mes émotions
L’un des points de travail sur moi en ce moment concerne l’accueil de mes émotions. Ces deux dernières semaines, je me suis sentie de plus en plus stressée, sous pression côté vie professionnelle. Et je me suis vue ignorer ce stress et m’obstiner à continuer comme si de rien n’était.
Or, c’est précisément le type d’attitude sur lequel je travaille en ce moment. Parce qu’ignorer mes émotions mène à l’épuisement.
Du coup, cette fin de semaine, j’ai fait deux points : une introspection émotionnelle pour écouter ce que mon stress tentait de me signifier, et une mise au point stratégique sur mes projets en cours et futures sorties côté Café aux étoiles.
Au final, j’ai adapté mon plan de sortie à des dates plus réalistes (mon atelier routine de journal sortira en janvier 2027 au lieu de cet automne), assorties d’un véritable rétro-planning qui prend en compte le temps de création des ateliers et collections, pour commencer à bosser dessus assez tôt et éviter de stresser à nouveau quand la nouvelle date limite approchera.
Et, surprise, une fois un plan réaliste et tenable mis en place, mon stress s’est évaporé pour faire place à de la motivation et de l’enthousiasme à l’idée de m’y mettre.
Du coup, je me suis dit : et si mon stress était un signe que je surcharge mon planning et que mon intuition était en train de me dire de revoir les plans à un rythme plus réaliste ?
À l’avenir, j’ai l’intention de rester à l’écoute de ce type de signe, que ce soit pour la planification de sujets professionnels ou de mes projets créatifs : si je ressens de la motivation, de l’envie et de l’enthousiasme, c’est probablement que je travaille sur les projets qui m’inspirent en ce moment, à un rythme adapté. Par contre, si je commence à stresser et à me sentir sous pression, c’est peut-être qu’il est temps de revoir un peu le rétro-planning et les dates de sorties projetées.
Pensée 2 : nouveau papier et perfectionnisme.
En ce moment, mon stock de papier blanc couché, que j’utilise pour un certain nombre de mini-cartes et capsules découverte, commence à arriver en fin de stock. Ce qui explique pourquoi certains de ces produits commencent à être épuisés sur la boutique.
Mais, au lieu de racheter exactement le même papier, que j’avais commandé avant d’avoir mon imprimante laser, j’ai décidé d’explorer d’autres options.
Parce que, soyons honnêtes, je trouve que mon imprimante laser rend les couleurs de mes aquarelles avec davantage de profondeur et de détails que l’imprimante à jet d’encre, même avec le papier couché de qualité que j’utilise en ce moment pour certaines de mes cartes.


Cette semaine, j’ai reçu les deux papiers d’art pour imprimante laser que j’avais commandés : un à texture douce et l’autre plus forte, à 250g/m2 pour une épaisseur cartonnée. J’ai tellement hâte d’imprimer diverses cartes issues de mes collections pour tester les paramètres qui rendront le mieux !
Je vais continuer à utiliser le papier vergé que j’emploie déjà pour certaines de mes cartes, parce qu’il est compatible avec l’imprimante laser. Le niveau de qualité de ce papier me convient aujourd’hui, et l’effet vergé se prête très bien à certaines de mes collections.
Ce qui m’a fait penser à un élément intéressant : quand j’ai commencé à créer des choses et lancer des projets il y a une quinzaine d’année (ex mon premier blog, mes premiers manuscrits de fiction…), j’étais très perfectionniste. Je voulais produire la meilleure qualité humainement possible, dès le premier essai. Comme si je voulais atteindre le niveau de maître dès mon premier jour d’apprentissage.
En résultat, je n’accomplissais pas grand chose, puisque je n’avais ni le niveau ni l’expérience d’atteindre les standards de mon perfectionnisme.
C’est quand j’ai accepté de commencer en tant qu’aventurière de niveau 1, au lieu d’attendre de moi un niveau d’archimage de niveau 50, que j’ai vraiment lancé mes premiers projets, terminé mon premier manuscrit, et appris à progresser au lieu d’attendre la perfection au premier essai.
Aujourd’hui, je retire énormément de plaisir à constater la progression de mon travail. Au lieu de me dire que c’est imparfait et que ça ne devrait donc pas exister, je suis ma curiosité, j’apprends des compétences qui m’intriguent, j’expérimente… Et quand j’arrive à “prendre un niveau” et constater ma progression, c’est tellement satisfaisant !
J’ai vraiment hâte de tester ce nouveau papier et proposer les cartes postales qui reflèteront ma progression : dans ma capacité à sourcer du meilleur papier et mieux utiliser mes imprimantes, et dans ma compétence de peindre des aquarelles plus complexes et contrastées…
Voilà pour ce parle-singe d’automne. J’espère que le format vous plaît, et en attendant, je vous souhaite un bon mois d’octobre et je vous dis à la prochaine !
Florie


Leave a Reply